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JACQUES OLIVAR

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À PROPOS DE L'ARTISTE

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INTRODUCTION

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C.V.

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OEUVRES

black and white

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colours

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True Romance

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À PROPOS DE L'ARTISTE

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INTRODUCTION

Cold Blood - Sang froid: Les femmes de Jacques Olivar Helmut Newton les présentait habillées ou nues, fières et orgueilleuses. Guy Bourdin les mettait en scène telles des railleuses, ambiance Sex and Crime. Juergen Teller provoque délibérément avec le concept de « white trash ». Les femmes de Jacques Olivar (né en 1941), elles, apparaissent telles des héroïnes de vieux films de la Metro Goldwyn Mayer à la belle époque du Kodacolor, tandis que drame et passion s’enchaînaient après le rugissement nostalgique du lion. Cependant, les modèles qu’il met en scène semblent absents, solitaires, mélancoliques même. Ce qui donne aux photos d’Olivar leur caractère si particulier et filmique, c’est cette narration, condensée au cœur d’une seule une image, qui nous pousse à composer nous même l’intrigue au gré de notre imagination. Peu de photographes sont capables, comme Olivar, originaire de Casablanca, de mettre en scène avec une précision minutieuse tout en laissant à la fois la liberté nécessaire pour imaginer à notre tour, notre propre roman photo. Olivar, tout comme Newton ou Bourdin, maîtrise parfaitement l’art de l’insinuation, de la séduction visuelle et de la création du suspens qui nous pousse à observer ses photographies en nous interrogeant automatiquement sur l’avant et l’après de ces scènes immortalisées en quelques fractions de seconde. L’art est souvent plus captivant lorsqu’il renvoie l’observateur à lui-même. Devant les photographies d’Olivar, nous nous posons encore et toujours les même questions: Les personnages féminins d’Olivar font-ils partie des millions de cœurs esseulés et languissants qui peuplent les grandes métropoles ? Ou bien leur regard est-il à ce point absent car ils vivent un drame à ce moment précis ou sont sur le point d’en vivre un? Jacques Olivar se démarque véritablement dans le monde de la photographie de mode contemporaine car il comprend et sait parfaitement allier la beauté, le glamour, la féminité et la fascination perpétuelle pour le narratif. Walter Keller Grâce à la photographie, la mode a trouvé son média idéal. L’évolution permanente qui caractérise le monde de la mode et sa capacité à s’inscrire au-delà du temps sont également des constantes à part entière de la photographie. Cette prise de conscience date de la première grande époque des magazines de mode, dans les années 30 et 40 - époque à laquelle fut découverte la femme consommatrice et le culte aujourd'hui florissant du mannequin vit le jour. Depuis, nombre de photographes se sont illustrés comme maîtres du genre mais seulement peu ont su s’affirmer sur ce marché plusieurs dizaines d’années durant. Jacques Olivar (né en 1941) est l’un d’entre eux. Ses portraits se jouent des différents genres avec raffinement, mêlant tour à tour le monde de la mode, les pin-up et Hollywood. Chaque génération a besoin d’une version moderne de ces images que l’on attribue traditionnellement aux soldats et autres marins. Olivar touche cependant un public bien plus large grâces à ses pin-up luxueuses : ces icônes sont destinées à tous ceux qui savent apprécier la beauté féminine. Elles représentent le glamour moderne, reflet des désirs et fantasmes du monde masculin et  cependant inaccessible à la fois. Des générations entières de virtuoses de l’esthétique ont travaillé à ces icônes mais Jacques Olivar, né à Casablanca en 1941, est l’un des maîtres en la matière, un professionnel sachant s’y prendre avec les modèles ayant de longue date obtenus le statut de célébrités. Cindy Crawford, Monica Belucci ou Sophie Dahl – elles personnifient les regards langoureux, les bouches sensuelles, les poses lascives et l’érotisme des lèvres entrouvertes. Les femmes fatales d’aujourd’hui s’accaparent magistralement cet art de séduction archaïque et l’on serait presque tenter de croire qu’elles l’ont inventé elles même. Dr. Boris von Brauchitsch