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RICOH GERBL

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À PROPOS DE L'ARTISTE

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INTRODUCTION

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C.V.

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PUBLICATIONS

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INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES

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OEUVRES

1. Von Montag - Sonntag

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2. Von Montag - Sonntag

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3. Von Montag - Sonntag

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À PROPOS DE L'ARTISTE

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INTRODUCTION



Comment un chemin détermine-t-il la direction que l’on doit prendre? Puis-je reconnaître dans la structure d’un groupe, les liens entre les individus ? Comment pénétrer dans le monde des associations d’idées ? Comment obtenir des images « complètes » en dépit de l’abstraction des détails résultant de l'extrême surexposition, voire de la disparition d'indications de lieu et d'informations sociales ? Les photographies de l'artiste berlinoise Ricoh Gerbl nous offre des ses villes lumineuses, quelques constellations et situations extraites de la série « Du lundi au dimanche », vues minimalistes dans lesquelles elle semble peindre « la lumière en soit » avec un langage de signes visuels restreint au strict minimum. Couples, passants Un premier regard sur les derniers travaux de Ricoh Gerbl élucide le titre. Elle décrit ce qu'il y a à voir. Mais la vue et la vision sont deux notions bien différentes. De façon simplifiée, la différence se trouve entre l'acte de la perception et le souvenir de cet acte. La vision est déjà enregistrée dans notre mémoire sous forme d'image. En même temps, cette image n'est pas considérée comme le souvenir de la perception. Dans les images de Ricoh Gerbl, les choses se passent autrement. Face au spectateur, la représentation semble se dissoudre dans l'image comme s'il s'agissait effectivement d'un souvenir. Cependant, le souvenir peut bifurquer dans deux directions : vers la dissolution ou la construction. Nous nous souvenons des choses parce que nous le voulons bien. Ce côté ambivalent de la perception se retrouve également dans les photos de Ricoh Gerbl. En effet, ce que nous voyons de ces images surgit de leur surface. Ce qui n'est pas immédiatement visible mais reconnaissable peut être nommé par le langage. Ainsi ces traits fins posés sur la rue ne le sont pas en réalité. Ce sont les ombres d'un grillage. Des couples y sont assis ce qui nous permet de le situer dans son contexte. S’il y a dissolution, il y a aussi construction. Celle-ci peut émerger à la surface de l’image pour contrecarrer la dissolution. D’un autre côté cette construction naît aussi dans le regard du spectateur. Il ne perçoit pas la réalité d'un regard vide et neutre mais transfère sa vision ancienne dans la nouvelle. Chaque vision est aussi une reconnaissance. Cette reconnaissance est explicitée dans le titre. C'est une citation de la pièce de théâtre de Botho Strauss et les photographies de Ricoh Gerbl rappellent les décors réalisés pour la pièce de Botho Strauss à la Schaubühne de Berlin. Ricoh Gerbl accompagne ses photographies de courts textes. « Accepte la vision comme arrière-plan, comme décor de scène, ... » Le texte et les photos d’abord indépendant l'un de l'autre finissent par s’accorder: retenir ou fuir. Au coeur des textes de la Schaubühne, tout est possible. Tout comme dans les images de Ricoh Gerbl : apparition et dissolution. Thomas Wulffen